{"id":2483,"date":"2025-07-29T11:55:40","date_gmt":"2025-07-29T09:55:40","guid":{"rendered":"https:\/\/delaabuela.eu\/nos-grand-meres\/"},"modified":"2025-07-29T11:55:40","modified_gmt":"2025-07-29T09:55:40","slug":"nos-grand-meres","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/nos-grand-meres\/","title":{"rendered":"Nos Grand-m\u00e8res"},"content":{"rendered":"\n\n  <div class=\"banner has-hover\" id=\"banner-884082779\">\n          <div class=\"banner-inner fill\">\n        <div class=\"banner-bg fill\" >\n            <div class=\"bg fill bg-fill \"><\/div>\n                        <div class=\"overlay\"><\/div>            \n                    <\/div>\n\t\t\n        <div class=\"banner-layers container\">\n            <div class=\"fill banner-link\"><\/div>            \n\n   <div id=\"text-box-1546780899\" class=\"text-box banner-layer x50 md-x50 lg-x50 y50 md-y50 lg-y50 res-text\">\n                                <div class=\"text-box-content text dark\">\n              \n              <div class=\"text-inner text-center\">\n                  \n\n<br><h3 class=\"uppercase\"><strong>Nos Grand-m\u00e8res<\/strong><\/h3><br><p><span style=\"font-size: 120%;\">Frasquita et Catalina sont la raison pour laquelle nous sommes ici aujourd\u2019hui. Ces matriarches nous ont \u00e9lev\u00e9s, dans et en dehors de la cuisine. De la Abuela n\u2019existerait pas sans elles.<\/span><\/p><br><br>\n\n              <\/div>\n           <\/div>\n                            \n<style>\n#text-box-1546780899 {\n  width: 75%;\n}\n#text-box-1546780899 .text-box-content {\n  font-size: 100%;\n}\n<\/style>\n    <\/div>\n \n\n        <\/div>\n      <\/div>\n\n            \n<style>\n#banner-884082779 {\n  padding-top: 350px;\n}\n#banner-884082779 .bg.bg-loaded {\n  background-image: url(https:\/\/delaabuela.eu\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Fuego-1235x800.jpg);\n}\n#banner-884082779 .overlay {\n  background-color: rgba(0,0,0,.5);\n}\n#banner-884082779 .ux-shape-divider--top svg {\n  height: 150px;\n  --divider-top-width: 100%;\n}\n#banner-884082779 .ux-shape-divider--bottom svg {\n  height: 150px;\n  --divider-width: 100%;\n}\n<\/style>\n  <\/div>\n\n\n\t<section class=\"section\" id=\"section_886711069\">\n\t\t<div class=\"bg section-bg fill bg-fill  bg-loaded\" >\n\n\t\t\t\n\t\t\t\n\t\t\t\n\n\t\t<\/div>\n\n\t\t\n\n\t\t<div class=\"section-content relative\">\n\t\t\t\n\n\t<div id=\"gap-217470744\" class=\"gap-element clearfix\" style=\"display:block; height:auto;\">\n\t\t\n<style>\n#gap-217470744 {\n  padding-top: 30px;\n}\n<\/style>\n\t<\/div>\n\t\n\n<div class=\"row align-center\"  id=\"row-2090804663\">\n\n\n\t<div id=\"col-1988162255\" class=\"col medium-6 small-10 large-6\"  >\n\t\t\t\t<div class=\"col-inner\"  >\n\t\t\t\n\t\t\t\n\n<br><h2>La Abuela Frasquita<\/h2><br><p><span style=\"font-weight: 400;\">Frasquita Alcoba avait un caract\u00e8re insupportable. La plupart du temps, elle avait l\u2019air en col\u00e8re, et d\u2019une certaine fa\u00e7on, j\u2019ai toujours pens\u00e9 que c\u2019\u00e9tait vrai. Sauf en cuisine. Elle cuisinait toujours avec soin, calmement, tranquillement \u2014 en grondant, certes, mais sans \u00e9clats. Malheur \u00e0 celui qui se mettait en travers de son chemin quand elle \u00e9tait de mauvaise humeur&#8230; La cuisine \u00e9tait pratiquement le seul endroit de la maison o\u00f9 elle \u00e9tait heureuse, et elle y passait de longues heures chaque jour.\r\n\r\nElle ne se levait ni t\u00f4t ni tard. Elle faisait son lit et rangeait sa chambre avant de descendre se laver. Chaque jour, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre lav\u00e9e, elle s\u2019enduisa le corps de Nenuco. Pour moi, le parfum Nenuco ne sent pas le b\u00e9b\u00e9, il sent ma grand-m\u00e8re. Elle portait des bas noirs \u00e0 jarretelles, \u00e9t\u00e9 comme hiver. Noir strict de deuil pour son mari et les enfants qu\u2019elle avait perdus. Ses cheveux lui arrivaient \u00e0 la taille, elle faisait une tresse infinie qu\u2019elle enroulait en chignon avec des \u00e9pingles, puis elle mettait imm\u00e9diatement son tablier.\r\n\r\nSon petit-d\u00e9jeuner \u00e9tait toujours le m\u00eame : une tranche de pain de mie bien grill\u00e9e, avec de l\u2019huile d\u2019olive et un filet de mistela qu\u2019elle prenait en cachette. Elle rangeait et commen\u00e7ait \u00e0 pr\u00e9parer le d\u00e9jeuner. Elle avait plus de 80 ans, la peau rid\u00e9e et tann\u00e9es par le soleil en ramassant le coton dans la campagne s\u00e9villane, mais cela lui \u00e9tait \u00e9gal. Elle disait souvent que si elle ne le faisait pas, personne ne le ferait. Et elle se mettait \u00e0 cuisiner. Des steaks de veau marin\u00e9s au citron, \u00e0 l\u2019ail. Des lentilles au chorizo. Des pois chiches au majao. Du riz au lait. Des boulettes en sauce. De la soupe de tomate. Du petit poisson frit. Un rago\u00fbt de pommes de terre aux \u0153ufs bien cuits. Des artichauts farcis. Un pot-au-feu avec pring\u00e1.\r\n\r\nJ\u2019ai eu la chance de la conna\u00eetre \u00e0 temps pour qu\u2019elle me montre comment cuisiner. Elle ne m\u2019a jamais vu cuisiner. Elle ne m\u2019a jamais appris, selon elle, je devais \u00e9tudier. Je n\u2019ai jamais cuisin\u00e9 pour elle. Nous ne nous entendions pas bien, et maintenant&#8230; elle est pr\u00e9sente dans mon \u00e9ternel chignon, dans mon go\u00fbt pour les bas et le noir. Et, bien s\u00fbr, dans tous mes plats. Les plats de grand-m\u00e8re.\r\n\r\nDepuis son d\u00e9part, ces recettes sont maintenant les steaks de grand-m\u00e8re, les lentilles de grand-m\u00e8re, les pommes de terre de grand-m\u00e8re, le riz au lait de grand-m\u00e8re&#8230; De la grand-m\u00e8re Frasquita. <\/span><\/p><br><br>\n\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\n\t\n\n\t<div id=\"col-690819846\" class=\"col medium-6 small-10 large-6\"  >\n\t\t\t\t<div class=\"col-inner\"  >\n\t\t\t\n\t\t\t\n\n<br><h2>La Abuela Catalina<\/h2><br><p><span style=\"font-weight: 400;\">Catalina Alfonso semblait \u00eatre n\u00e9e avec une poign\u00e9e de sacs en plastique verts dans chaque main lorsqu\u2019elle venait chez moi. Elle descendait toujours de la petite Seat 850 jaune, impatiente de voir ses 11 petits-enfants et de leur pr\u00e9parer \u00e0 manger. Javier, Juan Manuel, Jose Ram\u00f3n, Yolanda, Juan Francisco, Luc\u00eda, Ana Catalina, Manuel, Juan, Roberto Carlos et moi, Perico.\r\n\r\nLes onze petits-enfants ont grandi en allant sur le toit chercher grand-p\u00e8re Juan, qui bricolait toujours quelque bestiole pour que ma grand-m\u00e8re puisse la cuisiner. Lapin avec riz. Poulet en sauce. Et les week-ends \u00e0 la ferme de mon p\u00e8re, elle passait des heures \u00e0 remuer les migas que nous mangions ensuite avec des sardines grill\u00e9es, du tocino entreverao (poitrine de porc \u00e9pic\u00e9e), ou avec des oranges, comme elle les mangeait. Torrijas au vin. Pesti\u00f1os (beignets frits). Pole\u00e1 (dessert traditionnel andalou). Escargots et cabrillas (petits poissons). Et menudo (tripes en rago\u00fbt). Le menudo de grand-m\u00e8re.\r\n\r\nLa nourriture simple n\u2019a jamais manqu\u00e9, et elle faisait en sorte que chaque plat qu\u2019elle servait soit un d\u00e9lice. Nous ne nous sommes jamais demand\u00e9 s\u2019il y avait mieux sur d\u2019autres tables, car c\u2019\u00e9tait impossible. Il y avait toujours des sardines, du foie, des criadillas (testicules). La cuisine d\u2019abats qui a nourri tant de foyers n\u2019a jamais manqu\u00e9 \u00e0 la table, c\u2019est pourquoi elle est encore pr\u00e9sente chez moi.\r\n\r\nElle est partie peu apr\u00e8s mon grand-p\u00e8re Juan. Et je regretterai toujours sa mani\u00e8re de nous appeler tous par notre nom complet. Moi, musicien de profession, j\u2019ai toujours aim\u00e9 cuisiner, et elle, dans sa sagesse infinie, m\u2019a offert son livre de cuisine pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, aux pages jaunies, us\u00e9es et tach\u00e9es. Ce livre, apr\u00e8s avoir parcouru des milliers de kilom\u00e8tres pour arriver ici avec moi, est le livre de cuisine d\u2019o\u00f9 je tire toutes les recettes de grand-m\u00e8re. De la grand-m\u00e8re Catalina. <\/span><\/p><br><br>\n\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\n\t\n\n<\/div>\n\n\t\t<\/div>\n\n\t\t\n<style>\n#section_886711069 {\n  padding-top: 30px;\n  padding-bottom: 30px;\n}\n#section_886711069 .ux-shape-divider--top svg {\n  height: 150px;\n  --divider-top-width: 100%;\n}\n#section_886711069 .ux-shape-divider--bottom svg {\n  height: 150px;\n  --divider-width: 100%;\n}\n<\/style>\n\t<\/section>\n\t\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2483","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2483"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2483\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2484,"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/2483\/revisions\/2484"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/delaabuela.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}